CHAPITRE 06 La rémunération des hauts dirigeants en temps normal et en temps de crise
– l’ajout d’une disposition exigeant que les conseils fassent preuve d’ouverture et de réactivité à l’égard des préoccupations des actionnaires dans le cas où la résolution soumise au vote consultatif sur la rémunération est rejetée par 20 % ou plus des actionnaires.
La pandémie de COVID-19 et l’attention
VOTE CONSULTATIF SUR LA RÉMUNÉRATION EN 2020 ET À L’AVENIR
accrue portée à la rémunération des hauts dirigeants qui s’en est suivie ne semblent pas avoir eu d’incidence substantielle sur les votes consultatifs sur la rémunération tenus au Canada en 2020.
La pandémie de COVID-19 et l’attention accrue portée à la rémunération des hauts dirigeants qui s’en est suivie ne semblent pas avoir eu d’incidence substantielle sur les votes consultatifs sur la rémunération tenus au Canada en 2020. Les résultats des votes de cette année sont largement conformes à ceux des années précédentes. Nous avons noté une légère diminution du pourcentage des émetteurs compris dans l’indice composé et dans l’indice des émetteurs à petite capitalisation dont le vote consultatif a recueilli un niveau d’approbation des actionnaires supérieur à 85 % (ce chiffre étant passé de 91 % en 2019 à 86 % en 2020); en revanche, nous avons constaté une augmentation marquée du pourcentage de ceux qui ont obtenu un taux d’approbation supérieur à 95 % (ce chiffre étant passé de 38 % en 2019 à 60 % en 2020). Parmi les 186 émetteurs compris dans l’indice composé et l’indice des émetteurs à petite capitalisation ayant soumis une résolution en matière de rémunération à un vote consultatif au cours de la période de sollicitation de procurations de 2020, le niveau d’approbation des actionnaires s’est établi en moyenne à 93 % et aucun émetteur n’a vu sa proposition rejetée. Cependant, comme nous l’avons vu plus haut, plus l’économie se redressera, plus les émetteurs pourront s’attendre à voir leurs propositions en matière de rémunération scrutées à la loupe. Appels à la publication des ratios de rémunération au Canada En 2019, la rémunération directe totale médiane des chefs de la direction a augmenté de 12 % chez les émetteurs compris dans l’indice TSX 60 125 . Puis, en 2020, est survenue la crise de la COVID-19, qui a créé des difficultés financières pour de nombreux Canadiens dans tout le pays ou exacerbé celles qu’ils connaissaient déjà. En effet, entre le début de la pandémie et juillet 2020, deux millions d’emplois ont été perdus 126 . Les mises à pied et les réductions salariales ont ravivé les demandes en faveur d’une plus grande transparence au chapitre de la rémunération, alors que s’élevaient aussi des voix réclamant la publication obligatoire du ratio entre la rémunération du chef de la direction et la rémunération médiane des employés (ratio de la rémunération ou ratio de comparaison salariale verticale). Les ratios de rémunération élevés sont l’objet de critiques au Canada depuis un certain temps. Dans un document de prise de position de 2017, l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques (l’« IGOPP ») a attiré l’attention sur l’augmentation de la rémunération des hauts dirigeants par rapport à celle du travailleur moyen du
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