Malgré une conjoncture qui aurait pu autrement donner du fil à retordre aux activistes, l’activisme actionnarial au Canada a fait preuve de résilience en 2025. La fin d’une année marquée par l’incertitude géopolitique et économique – une tendance qui ne semble pas près de s’atténuer – invite à réfléchir sur l’état des lieux de la sphère activiste canadienne aujourd’hui : le nombre démesuré de grands émetteurs ciblés dans le cadre d’initiatives très médiatisées provenant d’activistes aux États-Unis; une attention accrue portée à la stratégie d’entreprise lors des campagnes; la fréquence croissante des ententes de règlement et le peu d’assemblées d’actionnaires contestées. On a, de plus, assisté à une importante transformation de l’engagement actionnarial, comme en témoignent l’abandon par Glass Lewis & Co. de ses lignes directrices en matière de vote; le décret exécutif de l’administration américaine ciblant l’influence des agences de conseil en vote; le délaissement par J.P. Morgan et Wells Fargo des agences de conseil en vote en faveur d’un système interne de vote assisté par l’IA; et l’adoption par Exxon Mobil d’un programme de vote automatique pour les actionnaires individuels à la fin de l’été dernier. Dans cette édition du Rapport sur la gouvernance , nous examinons ces tendances et formulons des observations à l’intention des émetteurs et des activistes. Survol de la dernière année Compte tenu des solides rendements générés par l’indice composé S&P/TSX en 2024 (environ 18,5 %) 1 , on aurait pu s’attendre à ce qu’il y ait moins de cibles vulnérables à la merci des activistes en 2025. De plus, l’incertitude géopolitique et économique en début d’année a provoqué un ralentissement général du marché et laissait présager une année moins dynamique pour l’activité des marchés financiers de façon générale. Néanmoins, l’activisme actionnarial au Canada a fait preuve de résilience en 2025 et a atteint des niveaux d’activité (42 sociétés canadiennes cotées en bourse faisant l’objet de demandes d’actionnaires) comparables à ceux de 2024 (39 sociétés). L’activité au cours des deux dernières années n’est que légèrement inférieure à la moyenne des quatre années précédant la pandémie de COVID-19 (45 sociétés). Malgré un début peu prometteur, l’année 2025 a finalement offert des rendements boursiers exceptionnels (environ 27,4 % sur l’indice composé S&P/TSX) et a connu une reprise des fusions et acquisitions au second semestre. De façon générale, les activistes ont été récompensés pour leurs efforts, comme en témoigne leur bilan de réussites incontestable en 2025. En effet, ils ont atteint leurs objectifs en totalité ou en partie dans environ deux tiers des campagnes visant à obtenir une représentation au conseil d’administration, soit un taux de réussite surpassant celui des deux années précédentes.
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Source : S&P Global.
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Rapport sur la gouvernance 2026
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