aux actionnaires son plan de relève de manière proactive et maintenir le dialogue avec les parties prenantes de façon continue pour comprendre leur point de vue au sujet des besoins actuels et futurs de la société relativement aux postes de haute direction. Les mises à jour publiques portant sur la démarche, ainsi que les avancées et les revers imprévus, peuvent être une façon de montrer aux actionnaires que le conseil d’administration a la situation en main et de rassurer les investisseurs sur la gérance exercée par celui-ci. Le silence n’est pas toujours d’or, en particulier lorsque le conseil d’administration n’aborde pas de front la question du mandat d’un·e chef de la direction en fin de cycle, ce qui peut donner lieu à des spéculations indésirables et à l’intervention d’actionnaires activistes. Chaque plan de relève et les communications connexes doivent être adaptés aux réalités particulières de la société concernée. L’annonce par la Banque Canadienne Impériale de Commerce de la nomination de son nouveau chef de la direction l’année dernière est un exemple de communication proactive avec les actionnaires au sujet d’une transition majeure au sein de l’équipe de la haute direction. En mars 2025, la CIBC a annoncé que son chef de la direction de longue date, Victor Dodig, prendrait sa retraite le 31 octobre 2025 et serait immédiatement remplacé par Harry Culham.
Pour assurer la continuité au sein de l’équipe de direction, M. Culham a été nommé chef de l’exploitation avec prise d’effet le 1er avril, avec pour mandat de superviser l’ensemble des divisions opérationnelles de la banque, et il relevait directement de M. Dodig. En soutien à la phase de transition, M. Dodig a été le conseiller spécial de M. Culham et du conseil d’administration pendant une période de six mois, laquelle a commencé au moment de la nomination de M. Culham au poste de chef de la direction. La saga ayant visé la société Gildan illustre bien les répercussions potentielles d’une décision ayant trait à l’équipe de la haute direction qui ne correspond pas aux attentes des principales parties prenantes, qui plus est si les raisons qui la sous-tendent ne sont pas communiquées de manière proactive. Le caractère imprévu du départ de M. Chamandy, dans le contexte d’un rendement pourtant solide de la société, a probablement été d’autant plus préoccupant pour les actionnaires que les raisons invoquées par le conseil d’administration pour justifier le départ du cofondateur n’ont été communiquées qu’après coup, puis au compte-goutte pendant la course aux procurations, ce qui a semblé miner le message du conseil d’administration, qui avait au contraire prétendu que sa décision résultait d’un plan de relève pleinement réfléchi.
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Rapport sur la gouvernance 2026
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